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"Chaque fois que l’on réentend Ewa Podleś, on se dit qu’il est scandaleux qu’une voix aussi exceptionnelle ne bénéficie pas d’une renommée encore plus grande. Car voilà bien le contralto rossinien de nos rêves, avec ses troublantes couleurs sombres, sa prodigieuse extension et son ébouriffante virtuosité...L’allure en scène manque peut’être de glamour mais certainement pas de noblesse, ce qui est plus rare de nos jours...Dans son fameux air d’entrée (« Di tanti palpiti ») comme dans ses sublimes accès de désespoir et, bien sûr, dans ses derniers moments, le Tancredi de la cantatrice polonaise atteint un niveau que nous n’hésitons pas à qualifier d’historique. Avec Podleś, on comprend pleinement « cette ardeur belliqueuse et chevaleresque » que Stendhal admirait tant dans cet opéra et chez ses premiers interprètes."

"The second cast stirs up far more emotions. Each opportunity to hear Ewa Podleś sing sparks our protest against the fact that her remarkable voice has not gained still greater fame. The artist is a genuine contralto of our dreams, as if born to sing Rossini with her disturbing, dark tone, breathtaking vocal range and unbelievable virtuosity. Her scenic appearance, though perhaps lacking in attraction, definitely inspires respect, which is quite uncommon these days… In the famous opening aria (Di tanti palpiti), as well as in the solemn moments of despair and, naturally, in the final scenes, Tancredi by the Polish artist attains such levels as we would not hesitate to call epoch-making. When you hear Ms Podleś sing, you begin to comprehend the knightly battle ardour, which once so delighted Stendhal who heard the opera, when it was first staged."

February 2008

by Pierre Cadars